Sunday, September 10, 2006

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Death penalty, slow progress

As published in the main page, Arts for democracy.



Still learning how to use a camera.

Hanging bodies: neck gets stretched, no tension in muscles.
Hanging is apparently a painful death.
I can't imagine how it feels moments before one loses grip to the ground, especially when one is innocent.

Death penalty should not exist in our times, and certainly not in any democracy.
Why executing someone already behind bars, hands tied for the rest of his or her life?
How can we take a life in the name of an entire nation? Revenge is not justice, especially at the state level.

Humanity can be as cruel as it can be great.

To my Christian friends, I would like to ask what would Christ say about death penalty?

This being said, if Iraqis want to execute Saddam Hussein, I won't stand defending the life of the old butcher.

My position differs in the case of a young democracy that has suffered enormous atrocities committed by its previous ruler. An ex-nation leader who abused all his powers, massacred and terrorized his people can be executed after his day in court, I will not look but I will not blame those who demand his execution. Such an execution could be seen as positively symbolic and perhaps as a good way to turn a page on a very ugly past.

I can think of a few other autocrats who could deserve a similar destiny.

Life in society is never simple, but it gets even more complicated when we lose track of right and wrong, what Sharansky brilliantly calls moral clarity.

Interesting insights, see Sharansky - No Peace With Dictators
R.J. Rummel, Democratic Peace,
January 13, 2005

...

Un corps pendu : le coup s’étire, les muscles sont détendus.
La pendaison est apparemment une mort douloureuse.
Le sentiment doit être cauchemardesque lorsque que l‘on pert pied surtout si l’on est innocent.

La peine de mort est une forme de vengeance plutôt que la justice.
Elle n'a aucune raison d'être dans un état démocratique.
Un individu jugé coupable d’un crime lors d’un procès équitable est incarcéré et ainsi dépourvu de tous ses droits civils. Il ne représente plus un danger pour la communauté.

Il n’y a aucun besoin d’aller plus loin. Détruire une vie au nom de l’état ne sert les intérêts de personne. La peine de mort portée au nom d’une société entière est un acte de profonde cruauté.

Cependant mon opinion change lorqu'il s'agit d'un ex-chef d'état trouvé coupable d'avoir violement abusé de tous ses pouvoirs et d'avoir massacré et terrorisé son peuple. Je ne m’oppose pas à la peine de mort si une jeune nation démocratique, suite à un procès équitable, se donne le droit d’exécuter son ex-leader trouvé coupable d'avoir ordonné la violation systématique de droits humains et ainsi commis d’énormes atrocités. Si les Iraquiens liquidaient Saddam Hussein par vengeance ou par désir de justice, je leur souhaiterais de faire vite, d'enfin tourner la page et de se jurer «plus jamais». D'autres dictateurs sanguinaires de notre époque pourraient bien subir un sort semblable, j'aurais le même raisonnement.


La vie en société n'est jamais simple mais elle est encore plus compliquée quand on se veut plus ou ne sait plus faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal, que Sharansky a brillamment nommée "moral clarity", voir clairvoyance ou discernement moral.